Je tue il.

Je tue il.

Le papier jauni et se froisse, alors on se crée un monde virtuel pour ne rien oublier. J'aurai du m'aggriper fort à toutes ces mains tendues, mais je les ai chassées. On ne croit plus en rien ni personne alors on lève les yeux au ciel. En fait on cherche du réconfort mais on se conforte un peu plus chaque jour dans la solitude. Les génis ne cours pas les rues, les fous oui. Allume mon ipod, je me sens toute nue, tu as mon âme entre les doigts, tu touche du bout des ongles mon coeur abimé. Des éclats de rire jaillissent de la vitrine, le fossé se crée. Ma plume saigne, appelle le samu, mon coeur pompe à toute allure, à toute à l'heure si je te croise, attention ma vue se brouille. Enlève le goulot, je ne marche plus très droit. Mes maux font désordre, mes mots sont en désordre. La philo m'est montée à la tête. Ceci aurait pu etre un texte de NietZSChe. Bon d'accord, peut être pas. Logarithme népérien, mon cher cauchemar, me voici me voila.


==>> les mots ne lui manque pas contrairement a moi <<==
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# Posté le mercredi 12 mars 2008 18:31

Modifié le mardi 22 avril 2008 12:43

knife

knife

Vous me voyez sûrement comme une ado torturée comme tant d'autres et il y a sûrement un peu de ça mais il y a surtout mon corps qui me peu à peu m'abandonne, et mon esprit qui essaye de suivre, malgré tout ; et je fais tout ce que je peux seulement je ne suis plus moi-même, aliénée par la maladie ; et je vois s'échapper ce que j'étais sans rien pouvoir faire, j'ai mal en permanence et ils ne comprennent pas.

Ils ne comprennent pas ce que ça peut faire que d'avoir mal à en crever, tout le temps ; ce que ça peut faire que de sentir chaque jour la situation empirer ; ils ne savent pas à quel point c'est dur de garder espoir ; à quel point c'est dur de voir les kilos s'envoler, de voir mon corps exsangue et la situation échapper peu à peu à tout contrôle ; à quel point c'est dur de se savoir dépendante d'une poignée de pilules ; à quel point c'est dur de voir les traitements échouer les uns après les autres ; à quel point parfois j'aimerais pouvoir oublier ; et ils ne comprennent pas que j'ai mal tout le temps, que ce n'est pas une blague ; et ils ne savent à quel point j'aimerais que s'en soit une ; à quel point ça m'as fait mal quand il m'as dit que je me servais de ça pour me rendre intéressante ; je crois qu'ils ne savent pas à quel point je prends sur moi ; à quel point c'est dur de voir ses propres capacités diminuer ; de devoir se poser des limites ; à quel point j'aimerais parfois ne pas avoir à faire cette piqure qui doucement me détruit ; à quel point c'est dur de ne pas laisser tomber, à quel point parfois j'ai peur, parce que je ne supporte plus mes nuits d'insomnies, seule avec la douleur à attendre le sommeil ; et ils ne savent pas à quel point parfois je sens la haine monter en moi parce qu'alors je n'ai plus rien d'autre que ça pour avoir la force de continuer ; ils ne savent pasà quel point parfois c'est dur de ne pas pleurer, ; et je crois qu'ils ne savent pas combien de fois j'ai retenu mes larmes pour ne pas pleurer, pas devant eux ; et je crois qu'ils ne savent pas ce que parfois je donnerais juste pour un peu de répit , pour juste une minute de répit, une seule ; mais surtout je crois qu'ils ne savent pas à quel point dans c'est moment là j'ai besoin qu'ils me prennent dans leurs bras.
M'abandonner entre leurs bras pour échapper juste un instant à ce vide qui doucement me ronge.

==>> du fond de son coeur <<==
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# Posté le samedi 15 mars 2008 17:50

Modifié le mardi 22 avril 2008 12:42

un titre ça sert à quoi. ça suggère? je ne suggère pas.

un titre ça sert à quoi. ça suggère? je ne suggère pas.


La famille. est-on censé attendre de grandir et pouvoir en changer? ne doit-on garder que ceux qu'on veut, que ceux qu'on aime, que ceux qui nous comprennent et nous connaissent, que ceux qui ne cherchent pas à tout prix à nous changer, que ceux qui nous aiment sans rien demander de plus?

plus tard on sera une grande famille. on aura gardé tous ceux qu'on aime, c'est-à-dire nous 3, plus papa qui ne sera plus là. Nous trois, donc. et c'est tout. (merde) Il y aura nos maris, et leurs soeurs, et leurs frères, et nos filles, et nos fils, et nos sapins, et on regardera la boum en mangeant du chocolat, en écoutant la neige tomber dehors, le feu dans la cheminée et des rires, et des rires, et de l'amour et puis c'est tout. on ne passera plus nos Noël à pleurer, à entendre dire que nous sommes tout sauf les filles qu'ils ont toujours rêvé d'avoir.
et puis tu sais, nos filles auront des chaussettes rouges toutes chaudes, enfin pas toutes chaudes, et puis elles en auraient genre une rouge à un pied et à l'autre une orange, oh et puis non, juste une rouge et c'est tout, et puis si elles veulent en avoir deux, même, les deux mêmes rouges, et bien elles feront ce qu'elles voudront. on essaiera de leur faire des tresses sur le côté avec leurs cheveux longs, et puis l'autre aura des couettes, mais si l'autre veut détacher ses cheveux, ou qu'elle ne veut qu'une couette, elle n'en aura qu'une. il n'y aura pas de moule de conformité dans lequel elles seront censées rentrer, pas de soi-disant 'respect', nous aurons tous les mêmes définitions des mots, on leur lira le petit prince le soir avant qu'elles se couchent et leur lampe sera de la couleur qu'elles le veulent. elles pourront même faire un gâteau au chocolat à dix heures du soir, oh oui. elles pourront.


ne me dîtes pas que je suis utopique, si ce n'est pas comme ça plus tard ce n'est même pas la peine.


==>> suivez les fleches <<==
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# Posté le samedi 15 mars 2008 18:09

Modifié le mardi 22 avril 2008 12:41

d'où vient la jalousie?

d'où vient la jalousie?
D'où vient la jalousie ?

D'un rien. D'un tout. Elle vient d'une phrase anodine mal comprise. D'une phrase cassante bien comprise. Elle vient de l'extérieur, de l'intérieur parfois aussi. Elle vient de quelqu'un qui s'immisce, d'un fantasme. Elle vient aussi, souvent, d'un manque de confiance. Confiance en l'autre ; est-il faible ? Est-il fiable ? Confiance en soi ; est-ce que je lui suffis ? Elle vient d'un jeu, malsain, surfait, électrique. Un jeu qui brûle. On est tous des Icare de la jalousie, on va de plus en plus loin. On se brûle. Et on retombe. Elle vient de l'amour surtout.

Elle vient d'un égoïsme. Elle vient de la volonté de ne pas perdre ce qu'on a acquis. De ne pas se laisser distancer. De rester où on est arrivé, à l'endroit où on s'est battu pour arriver. Parce qu'on se bat, on se bat sans arrêt. Mais à force de se battre pour se préserver, on se déchire l'un l'autre. La jalousie mène au conflit, elle mène aux larmes. Au début, bien sûr, elle est flatteuse, on se sent aimé, réel, inclus. Ensuite elle exaspère, elle devient pesante. Une nécessité de se justifier sans arrêt, de contrôler ses gestes, pour ne pas faire croire que, pour ne pas passer pour. On s'oublie soi-même. On devient ce qu'on croit savoir que l'autre veut. La jalousie tue le réel, elle transforme l'amour en jeu malsain. Un jeu auquel on perd tout le temps. Sans appel, définitivement, sans peut être. Sans même qu'on sache comment ça à commencé, sans qu'on veuille y faire quoi que soit. Sans qu'on puisse y faire quoi que ce soit. Elle tue le courage, le courage de bâtir, de se reconstruire. Elle casse, elle délie, elle use.

La jalousie fait souffrir. Elle fait mal à celui qui la ressent, elle détruit celui qui la subit. Elle détruit les deux. Avec la jalousie, l'amour s'effrite, s'effondre et s'enfuit. Elle entretient une relation qui n'existe pas, une relation supposée à l'autre, et peut finalement la rendre vraie. Et alors on ne se détruit plus, on se massacre. La jalousie est le napalm de l'amour. On ne se tolère plus. On se colère. Et on finit seul. Et on recommence, c'est notre faiblesse.


==>> Peur de l'inconnue? -oui, tériblement <<==
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# Posté le samedi 15 mars 2008 18:29

J'ai cru que j'allais chialer tellement j'étais heureux, si vous voulez savoir. Pourquoi, moi je sais pas.J'aurais vraiment aimez que vous soyez là.

J'ai cru que j'allais chialer tellement j'étais heureux, si vous voulez savoir. Pourquoi, moi je sais pas.J'aurais vraiment aimez que vous soyez là.
Je revois la ville en fête et en délire.L'genre de chose qui me fait encore sourire.Les gens suffoquant sous ce ciel et sous la joie.
Dans la rue et ses dégueulasses trottoirs ne peu plus rien pour moi et que le téléphone n'arrête pas de sonner. Des bouteilles explosées encore pleines de biéres par terre . Le photomaton déraille et me dessine des cernes noires, ou bien peut être que je ne dors plus et que mes nuits ressemblent maintenant au noir et à l'amertume d'un expresso sans sucre. Je reste tard, devant mon miroir, me regarder moi même dans les yeux et me détacher alors doucement de mon corps, je ne bouge plus et recherche désespérément qui je suis en essayant en vain de le lire dans mes propres yeux. Il est bien trois heure passé et la nuit poursuit son chemin, un reste de cendre froide sur le bord de ma fenêtre et mes cheveux dans mes yeux défoncés.Il fait froid.Je monte sur ma baluscrade.Les étoiles sont encore éteintes. J'attendrais pile pour les voir s'illuminer et je redescendrai. Non mais ça sert plus à rien. On exhibent nos corps à travers des slim tachés par l'alcool qu'on s'est renversé dessus la veille . On aime bien la trace du bitume sur nos slip on trop serrés qu'on ne gardera pas bien longtemps de toute façon . C'est un peu comme le mouvement de la libération des m½urs réincarné en une seule et même personne: moi. Une seule idée derrière la tête, ne pas dépassé le junkie pour la soirée, et on finira saoul et enfumé comme jamais, comme d'habitude. on posera surement pour cobrasnake ou dirtydirtydancing of london et puis on finira sur hel looks pour l'accomplissement final. Le lendemain on fera son Pitt Doherty et engloutira notre vers de jus d'orange tout frais d'une seule traite avant de partir exprès en retard pour faire claqué cette vieille porte . Sur le trottoir , alors que tout le monde continue sa nuit, on fera comme si de rien pour essayer de tenir le coup, un air des nouvelles scènes Rock Young à fond dans les oreilles pour s'y croire encore plus. Puis finir par retrouver se vrac indéniable qu'on a temps chercher à fuir, le retrouver dans ses propres yeux dont la couleur est désormais invisible par l'épaisseur des larmes qui les couvrent. Et après ça on dit qu'écrire c'est ranger le vrac de la vie. Tout est relatif.Et j'en créve encore.C'est une succession d'images qui crée un absurde scratchingvidéo.

L'absurde qui monte à la tête, la futilité de tous les détails qui ont donné vie à la vie elle même, qui paraissent bien gros et bien agréables sur le moment, qu'on veut allonger pour pas penser. Ou peut être que ce sont ces détails auxquels la vie a donné naissance pour remplir les petits paquets blancs qui composent le grand paquet vide.


==>> respecter la vie parce qu'elle est un don...il parrait...! <<==
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# Posté le samedi 15 mars 2008 18:41